Lubumbashi : Fibre optique Rupture de contrat entre ZAMTEL et SCPT ?

La Société Congolaise des Postes et Télécommunication en sigle SCPT (Haut-Katanga) connait plus de six mois sans le signal de l’internet via la fibre optique. En effet selon les informations à notre portée la SCPT avait signé un contrat avec ZAMTEL, la société Zambienne de Télécommunication, avant ses dirigeants actuels.  

Ledit contrat stipule que la société zambienne doit fournir le signal de l’Internet via la fibre optique à la SCPT et cette derniere est soumise aux paiements des factures pour les services consommés. Cependant selon nos sources, avant le changement des dirigeants de la SCPT, le contrat signé entre elle et la firme Zambienne n’etait plus respecté, il s’agit notamment du non payement des factures.

Suite à ce non-respect du contrat, la société zambienne de télécommunication était obligée d’interrompre avec l’alimentation du signal de l’Internet via la fibre optique à la Société Congolaise de Poste et Télécommunication et cette situation date d’il y a plus de six mois.

La question que l’on se pose est de savoir d’où les réseaux de télécommunication du grand Katanga trouvent leur signal internet par fibre optique ? Car la SCPT est la seule société congolaise habilitée à fournir le signal de l’Internet via fibre optique.

Par ailleurs, depuis un certain temps, on remarque dans la ville de Lubumbashi des agents qui creusent des canaux devant servir au câblage de la fibre optique urbaine. On remarquera que ces travaux de creusage sont à la base des destructions de certains endroits dans la servitude publique.

Ayant observé cette situation des tranchées parsemées sur presque toute l’étendue de la ville cuprifère, Mines & Industries magazine s’est approché de ces agents creuseurs pour en savoir plus. De un, ces agents ont reconnu qu’ils sont des sous-traitant des entreprises de communication locale, de deux ils ont l’autorisation de la part des autorités congolaises pour effectuer ce travail.

Et pourtant l’histoire renseigne qu’une telle réalisation des canaux, pouvant servir à la fibre optique, n’est pas la première dans la capitale du cuivre, il s’agit de la troisième tentative. Alors à quoi ont servi les deux premières ? Les uns disent c’est un échec et les autres pensent que le travail n’a pas été achevé, d’où l’intervention de la troisième qui est en cours avec d’autres acteurs privés de la télécommunication.

Sommes-nous au bout du tunnel pour que cette énième canalisation nous amène à des bons résultats pour un bon signal de l’internet par la fibre optique ? Ou ça sera un perpétuel recommencement qui rallonge le manque à gagner tant aux entreprises du secteur publique aussi bien qu’a celles du secteur privé. Mines & Industries Magazine trouve qu’il est grand temps de mettre de l’ordre dans cette boutique pourvoyeuse de l’emploi et des revenus.

Affaire à suivre.


Étienne Kabamba, Journaliste stagiaire